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Brocéliande autrement

Prendre un peu de hauteur0

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Renseignements :

Gagner les airs, prendre de l’altitude, et ainsi balayer du regard Brocéliande depuis la basse forêt jusqu’aux landes de Tréhorenteuc, c’est l’expérience que je vous propose dans la rubrique « Brocéliande vue du ciel ». Au-delà du plaisir de la contemplation sous un angle différent, prendre de la hauteur c’est aussi l’occasion d’appréhender la géographie et l’histoire des lieux. Les contours des clairières (Paimpont, Le Cannée, Beauvais,...), des étangs (Pont Dom Jean, Pas du houx, Les Forges...), des communes (Plélan le Grand, Tréhorenteuc,...) apparaissent nettement, et on comprend mieux l’articulation de ce territoire imbriqué dans sa forêt.

Une terre fragile

Malheureusement, on constate aussi les blessures infligées à cette terre du côté du Val sans Retour par exemple, où les traces du passage des incendies successifs ont du mal à s’effacer. Les marques de l’exploitation touristique du lieu sont aussi visibles et imposent de respecter et protéger encore plus cet environnement fragile. La forêt de Brocéliande est la plus grande de Bretagne (7500 ha) et pourtant elle paraît bien petite vue du ciel. Quand on sait qu’on estime à 200 000 ha sa superficie à l’époque du roi Judicaël, on comprend mieux avec quel acharnement des générations d’hommes ont exploité, voir pillé cette ressource naturelle. Aujourd’hui, nous sommes les héritiers de cette folie et nous avons le devoir de mieux faire.

Des résineux à la place des feuillus

L’hémorragie des surfaces boisées a cessé au milieu du XIXe siècle avec notamment la fin des Forges de Paimpont. Les terres pauvres des landes ont alors été progressivement colonisées par les pins (Pin Sylvestre, Pin Maritime). Puis les forestiers ont introduit des résineux (Epicéas) sur les terres plus propices à la sylviculture (Haute Forêt). Les peuplements de feuillus (Chênes, Hêtres) ont aujourd’hui cédé la place aux conifères sur la plupart du territoire. C’est ainsi que dans certaines zones, on a l’impression d’observer des paysages d’Auvergne. Le lieu où se dresse le hêtre de Ponthus est symbolique de ces bouleversements du paysage tant cet arbre remarquable est perdu dans un océan d’épicéas. Les derniers reboisements suites aux incendies de septembre 1990 tentent de rétablir un équilibre en introduisant majoritairement des feuillus sur les landes calcinées.

« Cultivons notre jardin ! »

Mère nourricière pendant des siècles, la forêt de Brocéliande a aujourd’hui besoin des hommes pour se régénérer par un entretien et une exploitation raisonnée. Prendre un peu de hauteur et tenter de comprendre Brocéliande tel est le propos de cette rubrique.

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